Catégorie : Animation scientifique

Journées euro-africaines de droit économique 2024 : le Recteur de l’UN-CHK souligne l’importance de l’adoption éthique et responsable des technologies numériques

Le Recteur de l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK) a donné le coup d’envoi des Journées euro-africaines de droit économique, le mercredi 22 mai 2024 à Dakar, sur une note d’engagement pour souligner l’importance de cet événement pour la collaboration transcontinentale et l’excellence académique. Organisées conjointement par l’Institut Euro-Africain de Droit Économique (INEADEC), l’Université Catholique de Louvain (UCLouvain) et l’UN-CHK, ces journées ont consacré des moments de réflexions, de débats et d’échanges sur le thème « Droit économique, intelligence artificielle et digitalisation dans un contexte euro-africain » ; cela, dans le but d’encourager le dialogue intellectuel et approfondir la réflexion sur les défis économiques et technologiques entre l’Europe et l’Afrique. Dans son discours d’ouverture, Pr Moussa LO, Recteur de l’UN-CHK a insisté sur la pertinence du thème de l’édition de cette année, compte tenu de l’interdépendance croissante entre les économies européennes et africaines et l’impact significatif de la transformation numérique. Il n’a pas omis de souligner l’opportunité unique offerte par cette rencontre pour réfléchir aux implications profondes de l’intelligence artificielle et de la digitalisation sur les paradigmes économiques, sociaux et culturels des deux continents. En effet, du 22 au 24 mai 2024, des experts internationaux ont partagé leurs connaissances et proposé des solutions régulatrices et innovantes sur des sujets cruciaux comme la régulation, la fiscalité du commerce électronique, la protection des données et l’impact de l’intelligence artificielle sur la justice. Pr LO réaffirme l’engagement de l’UN-CHK à promouvoir la recherche, l’innovation et le partage des connaissances, tout en favorisant une coopération renforcée pour développer des cadres juridiques et réglementaires harmonisés. Il a par ailleurs souligné l’importance d’une adoption éthique et responsable des technologies numériques pour relever les défis complexes de notre époque. L’INEADEC magnifie le modèle pédagogique remarquable de l’UN-CHK Pr Michel De WOLF, Président de l’INEADEC a pour sa part salué l’investissement de l’UN-CHK à travers son Recteur, le Professeur Moussa LO, pour son expertise en intelligence artificielle et en informatique, de même que l’engagement sans faille du Docteur Mor BAKHOUM, Directeur du Pôle d’Innovation et d’Expertise pour le Développement (PIED) et président du comité d’organisation de cet événement, pour l’organisation réussie.  Pour Pr De WOLF, il y a beaucoup à apprendre du modèle sans précédent de l’UN-CHK, tant du côté africain qu’européen. « Ce modèle pédagogique qui a permis de développer un enseignement supérieur adapté à une population démographiquement importante avec des besoins élevés et à moindre coût, est remarquable », s’est-il félicité. Dans le cadre du colloque, Pr De WOLF a rappelé que si autrefois, on parlait de transfert Nord-Sud ou qu’il y’avait toujours un héritage de connaissances dans tous les secteurs, dans ce cas précis de l’IA, les experts semblent manquer de références. Il a relevé que dans la situation actuelle, le monde doit aspirer davantage à l’égalité, à la réunification et au dialogue entre l’Afrique, l’Europe et l’espace francophone, entre scientifiques, professionnels et entrepreneurs et  tous ceux qui sont motivés par le respect de la règle de droit. En effet, selon lui, compte tenu de la sensibilité des questions liées à l’IA, toute dégradation des relations pourrait virer à un rapport de force non civilisé qui ne servirait ni les intérêts des Européens ni ceux des Africains. Les Journées Euro-Africaines de droit économique sont organisées chaque année en alternance dans un pays africain ou européen. Après l’Université de Louvain en Belgique en 2023, c’est l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE au Sénégal qui est à l’honneur. La prochaine édition aura lieu à Neuchâtel, en Suisse en 2025. L’intégralité de la cérémonie d’ouverture est disponible sur la chaîne YouTube de l’UN-CHK.  Fatou  FALL Direction de la Communication et du Marketing (DCM)

Première édition du Colloque sur le secteur Informel: le Pr Ahmadou Aly MBAYE partage sa vision de ce domaine d’activité en rapport avec l’entrepreneuriat

Dans le paysage économique africain où l’entrepreneuriat occupe une place prépondérante, le secteur informel se profile comme un pilier incontournable. À l’occasion de la conférence inaugurale du colloque international sur le secteur informel qui s’est tenu les 16 et 17 Mai 2024, le Professeur Ahmadou Aly MBAYE, Recteur de l’Université Cheikh Anta DIOP (UCAD), a captivé l’auditoire par une intervention de très haute facture sur « le secteur informel et l’entrepreneuriat », offrant ainsi une analyse approfondie de ce secteur dynamique au Sénégal. Durant sa présentation, le Pr MBAYE a mis en lumière les défis et les opportunités propres à cette économie parallèle, proposant des voies stratégiques et des recommandations politiques pour une transformation durable et inclusive. Son exposé a non seulement révélé les enjeux majeurs qui sculptent le panorama du secteur informel, mais a également proposé des solutions tangibles pour relever ces défis et exploiter pleinement les potentiels qu’il recèle. Il a par ailleurs soulevé une problématique cruciale : l’inadéquation persistante entre l’offre et la demande de main-d’œuvre. En effet, en Afrique, une grande proportion de la population active se retrouve dans des secteurs où les emplois formels se font rares. Cette réalité pousse de nombreux travailleurs vers des activités informelles, souvent synonymes de précarité et d’instabilité économique. Selon le Pr MBAYE, cette dynamique contribue à l’essor de l’économie informelle, qui représente une part significative de l’économie africaine. Pour remédier à cette situation, l’accent doit être mis sur l’importance des transformations structurelles nécessaires afin d’intégrer le secteur informel dans l’économie formelle. Il a évoqué des initiatives telles que la modernisation des marchés locaux et la formalisation des micro- entreprises par le biais d’octroi de licences et de soutiens financiers. Ces mesures visent à l’en croire, à créer un environnement propice à l’essor des petites entreprises et à leur inclusion dans le tissu économique formel. Economiste avéré, le Recteur de l’UCAD a abordé les stratégies à adopter pour accroître la productivité au sein du secteur informel. Parmi elles, l’importance de fournir des formations professionnelles adaptées ainsi que des technologies appropriées pour augmenter l’efficacité des travailleurs informels. Il a cité l’exemple de l’UN-CHK qui envisage d’offrir des programmes de formation diplômantes et certifiantes utilisant des technologies numériques pour aider les petits commerçants à optimiser leurs opérations et à accroître leurs revenus. Ces initiatives démontrent comment l’innovation et la technologie peuvent jouer un rôle crucial dans l’amélioration des conditions de travail et de vie des acteurs du secteur informel. Examinant la question des politiques publiques nécessaires pour soutenir les petites entreprises en Afrique, il a proposé des mesures pour une politique entrepreneuriale réussie, axées sur une formation professionnelle adaptée aux compétences requises, la création d’institutions d’incubation offrant un soutien technique, financier et logistique, ainsi que la mise en place de mécanismes de financement sous forme de prêts et de subventions à différents stades du cycle de vie de l’entreprise, accompagnés de services d’appui pour assurer leur croissance et leur pérennité. En conclusion, la leçon inaugurale du Pr Ahmadou Aly MBAYE a offert une perspective détaillée sur les défis et les opportunités liés à l’économie informelle en Afrique, soulignant la nécessité d’une approche intégrée et de politiques cohérentes pour soutenir et transformer ce secteur en perpétuelle mutation. Son discours visionnaire appelle à une mobilisation collective pour relever les défis du secteur informel et ouvrir la voie à un développement économique inclusif et durable sur le continent africain. Aissatou TOURE Direction de la Communication et du Marketing (DCM)

Première édition du Colloque sur le secteur Informel : universitaires et acteurs du secteur informel réfléchissent aux voies et moyens de sa formalisation

L’Université numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK), en collaboration avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et l’Institut Agro de Montpellier, l’Université d’Edinburgh d’Ecosse, a organisé, les 16 et 17 mai 2024 à l’Auditorium Khaly Amar FALL de l’UCAD, la première édition du Colloque sur le secteur informel. Il a réuni d’éminentes personnalités qui ont, pendant deux journées, échangé sur divers aspects relatifs au sujet. Présidé par le Pr Moussa LO, Recteur de l’UN-CHK avec une conférence inaugurale animée par son homologue, Pr Ahmadou Aly MBAYE, Recteur de l’UCAD, ce colloque vise à établir un cadre scientifique interdisciplinaire favorisant la recherche et l’action pour structurer efficacement les groupes professionnels informels, renforçant ainsi leur ancrage sociétal. En prononçant ses mots d’ouverture, le Pr Moussa LO a souligné l’importance de ce colloque qui a réuni des acteurs de divers domaines pour discuter de l’accompagnement des groupes professionnels informels afin d’améliorer leur gestion, leur productivité, leur impact social et leur situation financière. Il a également évoqué les programmes d’incubation de l’UN-CHK qui offrent un soutien aux futurs entrepreneurs en les accompagnants dans le développement de leurs idées de projet. Ces programmes illustrent l’engagement concret de l’université envers les communautés. Pour appuyer cette dynamique, l’UN-CHK envisage de créer des programmes de formation diplômantes et certifiantes dans des domaines tels que la sociologie économique, l’entrepreneuriat et bien d’autres, afin de mieux soutenir et d’intégrer les groupes professionnels informels dans la société. Sociologie des groupes professionnels informels La première session s’est concentrée sur l’exploration des dynamiques sociales et professionnelles des groupes informels. Les panélistes ont largement échangé sur les caractéristiques sociologiques de ces groupes, leurs modes d’organisation, leurs interactions internes et leurs relations avec le secteur formel. Ils n’ont pas manqué de saluer le dynamisme, la bravoure, la résilience et le développement de ces groupes informels dans un environnement économique très hostile. Juger l’informel Abordant le sujet de la perception et la régulation juridique des activités informelles, les intervenants de cette session ont discuté des cadres légaux existants et de leur efficacité, des défis juridiques que pose l’informel et des perceptions sociales des activités informelles. Ils ont analysé également les différentes approches pour réglementer le secteur sans nuire à son dynamisme. Comprendre l’informel Cette session a consacré une analyse approfondie aux mécanismes économiques et aux motivations des acteurs du secteur. Les panélistes se sont orientés sur les facteurs économiques qui ont motivé les individus vers l’informel tels que les barrières à l’entrée du marché formel, la flexibilité offerte par l’informel, et les contraintes économiques et réglementaires. Ils ont ainsi étudié les stratégies de suivi économiques qu’ils ont adoptées, et les impacts de leurs activités sur l’économie nationale. Ils ont examiné également les motivations personnelles et collectives de ces acteurs, ainsi que les avantages et inconvénients économiques de rester dans l’informel. Politique de l’informel Les intervenants ont parlé des différentes politiques mises en place pour encadrer et soutenir le secteur informel, ainsi que les stratégies gouvernementales concernant ce domaine d’activité. Ils ont également formulé des recommandations pour améliorer ces politiques et stratégies, en mettant l’accent sur une meilleure intégration et soutien des activités informelles. Compter l’informel Les panélistes de cette session ont exploré les méthodologies et les défis de la quantification des activités informelles. En abordant les différentes approches statistiques et méthodologiques pour mesurer l’ampleur du secteur informel, ils ont relevé les difficultés rencontrées dans la collecte des données, et les solutions possibles pour améliorer la précision des estimations. En plus, ils ont souligné l’importance de disposer de données fiables pour la formulation de politiques efficaces. Accompagner l’informel Les intervenants dans cette session ont axé leurs interventions sur les initiatives et programmes de soutien pour les acteurs du secteur informel, tels que les formations, les accès au financement et aux services de conseil. Ces initiatives visent à renforcer les capacités des travailleurs informels et à les accompagner pour améliorer leur efficacité, favorisant ainsi une meilleure intégration dans l’économie. La parole aux concernées Le colloque a consacré un moment à la forte délégation d’artisans de la commune de Ngaye , conduite par le Maire, ses adjoints et conseillers. Les acteurs d’un des poumons de l’artisanat au Sénégal ont partagé leurs expériences, leurs défis de tous les jours et leurs aspirations pour le futur. Suscitant un débat de très haute facture, la session a permis d’apporter des solutions et d’aider les porte-voix des principaux concernés dans l’accompagnement de la structuration des groupes professionnels informels. Incubateur du secteur informel Les discussions de cette dernière session ont été orientées vers le rôle des incubateurs et des structures d’accompagnement dans l’innovation et la formalisation des activités informelles. Les programmes d’incubation offrent un soutien vital aux entrepreneurs en herbe, les aident à développer leurs idées et à concrétiser leurs projets. Les intervenants ont également parlé des meilleures pratiques pour soutenir l’innovation et encourager la transition des activités informelles, tout en préservant la flexibilité et la créativité qui caractérisent souvent ces activités. Ce colloque a réuni des chercheurs, des praticiens, des décideurs politiques et des acteurs du terrain pour discuter et réfléchir sur des idées novatrices visant à structurer et améliorer les conditions du secteur informel. Il a permis à chacun de mieux comprendre l’importance significative du secteur informel dans l’économie nationale et d’élaborer des stratégies efficaces pour son intégration et son développement durable. Aissatou TOURE  Direction de la Communication et du Marketing (DCM)

Le programme FORCE-N à la 1ère édition du Forum international pour la formation, l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes

Dans sa logique de contribuer au développement de l’emploi et de l’employabilité des jeunes dans le numérique au Sénégal, le programme FORCE-N, mis en œuvre par l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK) avec l’accompagnement de la Fondation Mastercard a exposé sa vision et ses ambitions pour la jeunesse sénégalaise et africaine lors de la première édition du Forum international pour la formation, l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, tenu les 9, 10 et 11 janvier 2024 au Gand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose. Initiée par le cabinet Eco Finance Entreprise, cette manifestation était placée sous le thème « développer le partenariat entre les acteurs économiques et politiques pour des solutions innovantes à l’entrepreneuriat et à l’employabilité des jeunes et des femmes ». Le forum  avait pour objectif de servir de cadre de rencontres et d’échanges entre les entreprises et les jeunes et femmes diplômés, à la recherche d’opportunités et d’offrir une plateforme d’exposition de produits et services ainsi que des rencontres B to B entre acteurs économiques, politiques et institutions nationales, régionales et internationales.  La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Moustapha DIOP, Ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries du Sénégal. Il a souligné durant son intervention, les énormes et réelles potentialités de création d’emplois et d’entreprises innovantes au Sénégal, notamment le projet des agropôles de l’Etat qui permettront à terme, la création de milliers d’emplois directs. Pour sa part, le Pr Moussa LO, Recteur de l’UN-CHK qui a également pris part à la cérémonie d’ouverture a insisté sur l’impératif d’assurer aux jeunes et aux femmes une formation de qualité, adaptée aux besoins du marché ; cela pour leur donner de réelles chances de s’insérer dans le tissu économique et social. Interroger nos pratiques dans le domaine pour concevoir de nouvelles dynamiques est pour lui, un impératif pour faire plus et mieux. Dans l’un des panels qui ont rythmé ces trois jours d’échange autour de la formation et l’emploi des jeunes et des femmes, Dr Abdoul Alpha DIA enseignant-chercheur à l’UN-CHK et Responsable de la composante Formation aux Certificats de Compétence (FCC) du programme FORCE-N a été convié à partager son expertise sur l’adaptation de l’enseignement supérieur et la formation professionnelle au besoin en ressources humaines des entreprises africaines. Il ressort de son analyse que les besoins des entreprises sont pris en charge de façon insuffisante par les acteurs de la formation. Ce qui entraîne un  déphasage entre ce qui est proposé comme compétence et ce qui est attendu. La raison de ce déphasage est à aller chercher dans la base de la formation elle-même. D’après l’enseignant-chercheur, il existe une certaine ignorance des besoins des entreprises par ceux qui dispensent la formation. Pour changer la donne, il est nécessaire que la formation des formateurs intègre  une sensibilisation sur la connaissance de l’entreprise. Dr Dia a aussi plaidé pour l’évolution du modèle pédagogique avec une adaptation au numérique qui devient incontournable.  Tout comme les contenus de formation doivent davantage être alignés aux besoins du marché de l’emploi, les entreprises aussi doivent connaître leurs besoins et les exprimer clairement. C’est l’avis de Abdoul Alpha Dia, président de l’Association nationale des Directeurs des Ressources humaines du Sénégal qui a co-animé ce panel très suivi. Au-delà des connaissances théoriques, il estime que le développement de soft skills est aussi essentiel chez les demandeurs d’emploi, pour accroître leurs chances d’intégrer le monde de l’entreprise qui est un environnement en perpétuelle évolution.      Diacounda SENE Direction de la Communication et du marketing

La création artistique à l’épreuve de l’IA au cœur des échanges au lancement des activités de l’équipe interdisciplinaire de recherche « CLAP »

L’équipe interdisciplinaire de « Culture, Littérature, Art et Patrimoine (CLAP) » de l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK) a lancé ses activités le 15 décembre 2023 lors d’une conférence inaugurale à l’Espace numérique ouvert (ENO) de Dakar, sur le thème « la création artistique à l’épreuve de l’IA ». L’événement a réuni des experts de divers horizons pour débattre de l’impact de l’intelligence artificielle sur la créativité artistique. Sous la direction de M. Christian THIAM, Responsable de l’axe de recherche CLAP La « provocation inaugurale » du Pr Amadou Gallo DIOP La leçon inaugurale du Pr Amadou Gallo DIOP, spécialiste en neurologie et neurosciences et Directeur général de la Recherche et de l’Innovation au Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation fut un véritable voyage dans les méandres du cerveau humain et de son évolution comparative avec d’autres espèces. Fort de son expertise en neurologie et neurosciences, il a captivé l’auditoire en mettant en lumière la morphologie cérébrale, soulignant l’importance vitale des neurones dans ce processus avec une plongée profonde dans le fonctionnement fascinant du cerveau humain et son lien essentiel avec la créativité artistique à l’ère de l’intelligence artificielle. Il a particulièrement insisté sur le rôle central des neurones, soulignant ainsi l’importance cruciale de les stimuler tout au long de la vie pour maintenir leur vitalité. Il a souligné l’influence déterminante de l’environnement social et physique, sur la construction des bases de connaissances et de comportements durant la première décennie de la vie. Dans un contexte où la créativité artistique est confrontée à l’évolution de l’intelligence artificielle, le Pr DIOP a évité de prédire l’avancée des technologies. Il a plutôt offert des conseils, conscient du fait que le cerveau humain, seul organe incapable de se régénérer et perdant quotidiennement des milliers de neurones, est une pièce maîtresse dans cette réflexion. Soulignant les parallèles entre les avantages et les inconvénients des dispositifs technologiques modernes tels que les ordinateurs, les tablettes et les téléphones portables, il a conclu sa présentation en lançant une “provocation inaugurale“. Son objectif était d’inciter en réalité à une réflexion audacieuse, soulignant que son intervention n’était pas une leçon, mais plutôt un appel à la réflexion pour servir l’humanité. « C’est vous qui devez trouver une partie des réponses ou la réponse pour qu’aucun artiste ne se sente menacé par ces nouveaux outils ou qu’aucun de ces outils n’ait la prétention d’aller remplacer cette flamme qui nait chez l’artiste à n’importe quel moment » a-t-il conclu.- Des exposés novateurs sur l’IA selon l’angle de vue Les discussions, à l’instar celle de Dr Nafissatou DIOUF, Directrice de TDS SA sur « La symbiose entre l’IA et l’expression artistique en Afrique » ont tous été axées sur la préservation de l’identité culturelle et  les implications éthiques du développement de l’IA, mettant en avant des questions de responsabilité et de transparence et  son impact sur l’homme. Sur la même lignée, Dr Khadidiatou SALL, fondatrice de l’ONG SeeSD, a exploré « le rôle de l’IA dans la promotion des STEAM », mettant en exergue son potentiel pour stimuler l’apprentissage dans les disciplines STEAM et son rôle dans l’encouragement de l’innovation et de la créativité.  Par ailleurs, la conférence a couvert de manière complète les aspects de l’impact de l’IA sur l’éducation artistique et son potentiel en tant que source d’inspiration pour la création artistique avec les sessions sur « l’impact et les perspectives de l’IA pour l’enseignement supérieur artistique » et sur « l’IA comme source d’inspiration artistique ». Mme Ndeye Codou NDIAYE, Directrice de la formation continue et de la recherche à l’Ecole nationale des arts et métiers de la culture (ENAMC), a souligné l’importance de l’IA dans l’enseignement supérieur artistique, encourageant une adaptation à la transformation digitale et comment l’IA peut transformer l’éducation artistique en offrant des outils innovants tout en abordant son rôle inspirant pour les artistes.     Mme Malicoumba Badiane THIARE Direction de la Communication et du Marketing

Septième session de l’année 2023 des « Kenkelibas pédagogiques » : la scolarisation des élèves en situation de handicap, le cas du Québec, province canadienne

Le Pôle Lettres, Sciences humaines et de l’Éducation (LSHE) et le Pôle d’Innovation et d’Expertise pour le Développement (PIED) de l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK) ont organisé la dernière session de l’année 2023 des « Kenkelibas pédagogiques », le mercredi 06 décembre 2023, en ligne, sur la plateforme collaborative et chaîne YouTube de l’UN-CHK. Elle a porté sur le thème : « scolarisation des élèves en situation de handicap, le cas du Québec, province canadienne », animée par Mme Edith Jolicoeur, spécialiste en fondement de l’adaptation scolaire et en interventions auprès des élèves handicapés. Cette édition présente en particulier l’expérience scolaire des élèves québécois vivant avec des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables, dont l’interaction avec diverses barrières peut constituer un obstacle à leur pleine et effective participation à la société, sur la base de l’égalité avec les autres. En effet, Mme Edith Jolicoeur a débuté sa présentation en prenant comme exemple le mouvement mondial qui date des années 1940 pour expliquer son soutien auprès des élèves en situation de handicap au Québec, non sans préciser que la scolarisation des élèves handicapés dépend de chaque province. Ceci lui a permis de soulever le débat sur les problèmes de plusieurs enfants du Québec qui traversent une situation de handicap critique, souffrent de problèmes d’interaction, de difficultés d’incompréhension, etc. La convention relative aux droits des personnes handicapées En 1989, la convention relative aux droits de l’enfant (ONU) a mis en place des ressources financières pour les enfants en situation de handicap. Cette Convention a pour objet de promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance des droits de l’enfant et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées. Elle a également permis aux enfants d’avoir accès à l’éducation et d’avoir un plan d’intervention. En 1990, l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), déclare que « tous les enfants, tous les adolescents et tous les adultes devraient avoir accès à l’éducation fondamentale. A cette fin, il convient de développer les services éducatifs de qualité et de prendre des mesures systématiques pour réduire les disparités. Les besoins éducatifs des handicapés exigent une attention spéciale. Il est nécessaire de prendre des mesures pour assurer, dans le cadre même du système éducatif, l’égalité d’accès à l’éducation de toutes les catégories de personnes handicapées ». Mme Edith Jolicoeur propose ainsi une solution qui consiste à mettre en place des renforts pour s’assurer que ce que fait le ministère de l’éducation est toujours dans l’intérêt des enfants. Des interventions sur la prise en charge des enfants en besoin d’éducation spécifique Suite à la présentation de l’intervenante, Dr Amadou GUEYE du Conseil Technique à la Direction de la Planification de la Réforme de l’Éducation et Pr Ousmane SALL, Directeur du Pôle d’Innovation et d’Expertise pour le Développement (PIED), se sont exprimés sur la cartographie de vulnérabilité qui implique généralement la collecte de données détaillées sur les élèves en situation de handicap, y compris leurs besoins éducatifs, leurs défis physiques ou cognitifs, ainsi que les ressources disponibles dans les écoles ou les communautés pour les soutenir. Cette cartographie de vulnérabilité implique généralement plusieurs étapes : l’identification et la collecte de données ; l’analyse des besoins ; le développement de solutions adaptées ; la formation et la sensibilisation ; le suivi et l’évaluation. Ces démarches sont essentielles pour créer un environnement éducatif inclusif où chaque élève, indépendamment de ses capacités, a la possibilité de recevoir une éducation de qualité. Une étude auprès des enfants hors système appelé « Out Of School » a été également menée en 2016-2017 pour aider les enfants en âge d’être scolarisés et qui n’étaient pas dans le système, en leur proposant des modèles franco-arabes. Ces modèles visent à offrir une éducation inclusive qui prend en compte la diversité culturelle et les besoins spécifiques des enfants. L’objectif principal de ces initiatives est souvent de réduire les obstacles à l’éducation pour les enfants marginalisés ou exclus du système éducatif formel. Pr SALL a rappelé le modèle pédagogique de l’UN-CHK qui a permis à un étudiant paraplégique d’obtenir sa licence en communication digitale. Ceci pour expliquer comment ce modèle de cette université numérique s’adapte par rapport aux personnes en situation de handicap. Vous pouvez suivre l’intégralité de la session sur la chaîne YouTube de l’UN-CHK à partir du lien suivant : LIEN Marie Madeleine DIALLO Direction de la Communication et du Marketing (DCM)