
Un rapport inédit sur l’IA générative dans l’enseignement supérieur sénégalais
Première du genre au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, cette enquête a exploré les perceptions, usages et défis d’intégration de l’intelligence artificielle générative (IAG) dans l’enseignement supérieur sénégalais. Conduite dans plusieurs établissements sénégalais, couvrant l’ensemble du paysage institutionnel – universités publiques « classiques », université numérique (UN-CHK), instituts spécialisés (ISEP) et établissements privés – elle a recueilli 5 037 réponses complètes d’étudiants et 159 réponses complètes d’enseignants.
Présenté à l’auditoire par le Dr Abdoul Alpha DIA, responsable de l’axe de recherche « IA et Objectifs de Développement Durable » (ALIVE), ce rapport documente une adoption déjà massive de l’IA générative (45,8% des étudiants l’utilisent dans leurs apprentissages), des fractures structurelles d’accès selon le genre, le territoire et les ressources économiques, un fossé normatif généré par la neutralité enseignante, et des implications directes pour les politiques pédagogiques, d’assurance qualité et d’employabilité.
Un panel sur « L’IA générative dans l’enseignement supérieur au Sénégal. Implications pour les politiques et les pratiques »
L’événement a accueilli des sommités et experts dans leurs domaines respectifs venus présenter au public leur vision et discuter des dernières évolutions, enjeux et défis de l’adoption mais aussi des usages de l’IA générative dans l’enseignement supérieur. Les intervenants étaient le Pr Abdoullah CISSE, Professeur des universités, avocat, coach-formateur, expert en légistique et numérique, le Pr Moussa LO, Professeur des universités, Responsable de la Chaire UNESCO en Sciences et technologies émergentes pour le développement, ancien Recteur de l’UN-CHK et Mme Maguette TOURE, Experte IA & Data, spécialiste de l’éducation inclusive. La modération a été assurée par Dre Awa DOUCOURE, responsable de l’axe de recherche « IA et Politiques publiques » (ALIVE). A l’issue de ce panel, est ressorti un élément concluant : l’IA est déjà adoptée massivement et bouleverse déjà l’enseignement supérieur. Il est ainsi impératif d’encadrer et de contrôler son développement et ses usages dans les enseignements-apprentissages mais aussi la recherche. Ceci passerait par de nouvelles méthodes d’évaluation, de l’innovation pédagogique, etc. Les impacts de l’IA sur le marché de l’emploi et les futurs diplômés ont également été à l’ordre du jour.
Le laboratoire ALIVE et les auteurs du rapport
Dans son allocution d’ouverture, Dr Seydina Moussa NDIAYE, directeur du groupe de recherche ALIVE, a rappelé le contexte ayant conduit à la réalisation de ce travail de recherche. Il s’inscrit dans le cadre du programme d’intelligence artificielle pour le développement (AI4D), avec le soutien financier du gouvernement britannique par l’intermédiaire de son portefeuille de recherche et développement technologique mondial ainsi que du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada. Espace collaboratif et multidisciplinaire, ALIVE a pour vocation de concevoir, tester et déployer des solutions d’intelligence artificielle responsables, inclusives et ancrées dans les réalités africaines, au service des Objectifs de Développement Durable.
Pour rappel, tous les auteurs de ce rapport sont des enseignants-chercheurs à l’UN-CHK engagés dans le groupe de recherche ALIVE : Dr Abdoul Alpha DIA, Dre Awa DOUCOURÉ et Dr Seydina Moussa NDIAYE.
L’intégralité de la cérémonie est disponible en rediffusion sur la chaîne YouTube de l’UN-CHK.
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Khadidiatou Fall SAMB
Direction de la Communication et du Marketing











